7 Décembre 2010
Les populations des Pays de la Loire et de la Bretagne devraient augmenter de 26% et 24,1% d'ici 2040 - contre 14,5% pour la France métropolitaine - les plaçant aux 3e et 4e rang des régions en termes de croissance de la population, selon une étude de l'Insee publiée mardi.
Les Pays de la Loire devraient gagner 910.000 habitants d'ici 2040 (soit la population actuelle de l'aire urbaine de Nantes), leur population passant de 3.483.000 en 2007 à 4.389.000 personnes, si les tendances démographiques actuelles se maintiennent.
Cet accroissement de la population serait surtout concentré sur les deux départements du littoral - Vendée et Loire-Atlantique - relève l'Institut national de la Statistique et des Etudes démographiques.
L'augmentation pour cette région sera due à 55% aux flux migratoires, avec un solde positif moyen de 15.000 personnes chaque année, selon les projections de l'Institut. Là encore, la Vendée et la Loire-Atlantique absorberaient plus de 80% du solde migratoire de la région.
S'ils n'échapperont pas - à l'instar des autres régions de France - au vieillissement de leur population - les Pays de la Loire conserveraient cependant leur place de septième région la plus jeune de France métropolitaine avec une moyenne d'âge de 43,4 ans en 2040 (43,7 au niveau national).
Les projections démographiques de l'Insee classent également la Bretagne parmi les régions les plus dynamiques, avec 3.873.000 habitant en 2040, contre 3.120.000 en 2007, soit une croissance de 24,1%.
Dans cette région, la population augmenterait chaque année en moyenne de 0,66% entre 2007 et 2040, la plaçant en quatrième position derrière le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et les Pays de la Loire.
En Bretagne, le département d'Ille-et-Vilaine, très dynamique avec 0,82 % de progression annuelle, occuperait la septième position des départements métropolitains en termes de croissance, à égalité avec la Loire-Atlantique.
L'essentiel de la croissance de la population de Bretagne proviendrait également majoritairement des migrations, note l'Insee, qui relève que la contribution du solde migratoire serait de 0,54% en moyenne par an.
Le solde naturel n'y deviendrait négatif qu'en 2035, excepté en Ille-et-Vilaine où le solde naturel resterait positif sur la période 2007-2040 avec un excédent naturel de presque 3.700 personnes en 2040.