7 Décembre 2010
Le Rafale de Dassault Aviation, qui est en lice avec le F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab pour fournir 36 avions de chasse au Brésil, a été conçu dans les années 1980 pour devenir le premier avion de combat français "multirôle", appelé à remplacer sept types d'avions, du Mirage 2000 au Super Etendard.
Lancés en 1978, les avant-projets ont abouti au premier vol d'un "démonstrateur expérimental" en 1986 et d'un premier prototype en 1991. Le premier avion de série destiné à l'Armée de l'air est sorti des usines en 1998.
Le prix de série de chaque appareil est évalué à 50 millions d'euros environ (pour les avions vendus aux armées françaises). Le coût budgétaire de chaque avion (développement, industrialisation, production en série et soutien après vente) pour l'Etat français s'élève à 96 millions d'euros (sur la base de 294 appareils).
Capable de voler à Mach 1,8, le Rafale est construit en collaboration par Dassault, l'électronicien Thales et le motoriste Snecma (groupe Safran). Plus de 1.500 entreprises françaises sont impliquées dans le programme.
Ce chasseur-bombardier est un biréacteur polyvalent d'une durée de vie supérieure à 30 ans. Conçu pour l'interception, l'attaque air-sol et air-mer, la reconnaissance ou la frappe nucléaire, il doit remplacer à terme l'ensemble des appareils en service dans l'Armée de l'air et la Marine.
Monoplace ou biplace, d'une envergure de 10,8 mètres, d'une longueur de 15,3 m et d'un poids à vide de 10 tonnes, il peut décoller sur 400 mètres et possède un rayon d'action à haute altitude de 1.850 km.
Construit en matériaux composites, il est considéré comme "discret" avec une faible "signature radar".
Des Rafale de dernière génération, issus de l'Armée de l'air et de la Marine, opèrent régulièrement dans le ciel afghan, larguant des bombes américaines à guidage laser de 250 kg pour soutenir les troupes de l'Otan déployées au sol.
Cependant, cinq ans après avoir été déclarés opérationnels, dix Rafale de l'aéronavale de première génération ont été placés "sous cocon" en attendant une éventuelle modernisation et les fonds nécessaires.
L'avion de chasse français n'a jusqu'à présent jamais été vendu à l'étranger. Depuis 2008, Paris et Abou Dhabi discutent d'un contrat d'achat de 60 Rafales. Les négociations, poussives, se poursuivaient cet automne.