23 Février 2012
Le président candidat était l'invité du JT de 20h de France 2. Il a annoncé plusieurs mesures et réformes lors de son interview. Revivez l'entretien minute par minute.
20h13: Interrogé sur le climat du début de campagne, Sarkozy répond "je ne sais pas de quoi vous parlez". Hollande ment, avait-il dit, lui rappelle le journaliste. "C'est une réalité. En cinq ans à la tête de l'État, j'ai essuyé beaucoup de critiques. On m'a comparé à Madoff, on a parlé de moi comme un 'sale mec'", faisant référence à l'expression employée par le candidat socialiste lors de son meeting du Bourget.
20h15: La campagne tirée par le bas? "Les Français doivent avoir la possibilité de choisir, il est normal qu'il y ait débat", commente le président.
La France Forte n'est pas un slogan mais une conviction
20h16: "La France forte n'est pas un slogan, c'est une conviction". Le référendum "est une de mes propositions". Une personne au chômage doit être "tenue de prendre une formation" et "un emploi qu'on lui propose", explique le candidat.
19h58: "Bonsoir et merci de m'avoir invité", répond Nicolas Sarkozy à David Pujadas qui présente son invité après l'annonce des principaux sujets du journal télévisé qui débute en avance. L'entretien doit débuter après les principaux sujets de l'actualité.
20h18: "Quand il y a blocage, il faut redonner la parole au peuple", explique-t-il. "Vous n'avez pas changé d'avis sur le sujet?", demande David Pujadas, lui remémorant des propos contraires tenus en début de mandat. "Non", répond Sarkozy.
20h19: "Prendre une décision sur un sujet sensible est la seule solution pour diriger un pays", précise le chef de l'Etat sortant.
20h20: "Un second quinquennat serait différent du premier", mais "il faut valoriser" le travail. "Il faut alléger les charges et arrêter les délocalisations. Ce n'est "pas la TVA sociale mais la TVA anti-délocalisation" qui est à l'étude, rétorque-t-il au journaliste.
1000 euros par an en plus pour les titulaires du RSA par allègement de charges
20h22: "Je fais ce soir la proposition de réformer la prime pour l'emploi, inventée il y a une dizaine d'année et qui permettait en cas de reprise d'emploi de ne pas perdre ses allocations. Elle ne marche pas. Je propose qu'on supprime des charges pour les 7 millions de Français concernés [dont le salaire est situé entre 1 et 1,2 Smic, de 1200 à 1400 euros nets par mois] ce qui leur permettrait de gagner 1000 euros par an en plus. Cela représente 4 milliards d'euros de charges en moins."
20h24: "Je ne veux pas dégrader le déficit. Ces 4 milliards on les enlèvera de la feuille de paie en supprimant des cotisations pour que le montant versé augmente."
20h25: "Avec François Fillon nous avons créé le RSA, il coûte 10 milliards d'euro à la collectivité et il lutte contre la pauvreté. Ce n'est pas suffisant pour réinsérer dans le milieu du travail. Un titulaire devra faire 7h de travail d'intérêt général. Tous les ans, on évaluera sa situation. L'expérience est menée dans quatre départements."
Les hauts salaires votés par l'assemblée des actionnaires
20h28: "Sur les hauts salaires, je propose dorénavant qu'ils soient votés non pas par un Conseil d'administration mais par l'assemblée générale des actionnaires et publiées dans les documents légaux. Enfin que le comité de rémunération possède un représentant des salariés.
20h29: "Il faut interdire par la loi les retraites-chapeau. Il y a des choses qui choquent et qu'on ne peut pas accepter."
20h30: "La troisième année du Bac pro doit se faire en apprentissage dans l'entreprise."
20h31: Sur ses erreurs qu'il a évoquées lui-même dans la campagne: "Si c'était à refaire, referais-je tout à l'identique? Non. Tout n'a pas marché. J'ai appris ma fonction de président. J'étais au début dans une attitude de Premier ministre, ce n'est pas la même fonction."
Si la soirée au Fouquet's est tout ce qu'on me reproche...
20h32: Interrogé sur la soirée controversée au Fouquet's le soir de son élection en 2007: "Je ne reviendrais pas dans ce restaurant si c'était à refaire. Mais après trois années de crise et cinq années de mandat, si c'est tout ce qu'on me reproche..."
20h34: "Je n'exclus pas de publier un livre", répond-il à David Pujadas qui le questionne à ce sujet."
20h36: "Il faut prendre ses responsabilités et avoir du courage", critique-t-il au sujet de l'abstention du vote socialiste au Mécanisme européen de stabilité, mardi à l'Assemblée.
20h38: Barack Obama, qui s'est illustré en chantant pendant la campagne présidentielle aux États-Unis, "est très naturel, moi je chante mal", s'amuse le président après avoir été lancé par un David Pujadas facétieux. Nicolas Sarkozy a par ailleurs publié, en soirée, sa playlist musicale sur sa page Facebook.
Face à Nicolas Sarkozy, David Pujadas s'affirme comme le recordman du nombre d'interviews du chef de l'État.