23 Février 2012
Pour sa deuxième intervention au 20 Heures en une semaine, hier sur France 2, le président-candidat s'engage en faveur du pouvoir d’achat, et reconnait son "erreur" du Fouquet’s…
Nicolas Sarkozy reprend les thèmes du pouvoir d'achat et de la valeur travail.
Invité hier soir du JT de France 2, le président-candidat s'est adressé aux "7 millions" d'ouvriers et employés qui se sont détournés de lui, leur promettant une augmentation de la feuille de paie s'il était réélu. Sa proposition : baisser les charges sur les salaires entre 1 200 € et 1 500 €. Gain escompté : autour de 1 000 € par an, a-t-il calculé. "Le travail, l'effort, le mérite, c'est la réponse à la crise !" a clamé Sarkozy. C'est le ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui a réclamé un geste pour les salariés lors des arbitrages au gouvernement sur la TVA sociale.
Haro sur les «profiteurs du haut et du bas»
Nicolas Sarkozy voulait aussi répondre au "sentiment d'injustice double" que ressentent, selon lui, les catégories populaires face à "l'assistanat" et aux grands patrons. Haro sur les profiteurs du haut et du bas. Le candidat s'est engagé à ce que les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), créé durant son mandat, soient obligés d'accomplir sept heures de travaux d'intérêt général par semaine. Une mesure expérimentée dans quatre départements, depuis la charge très polémique lancée par Laurent Wauquiez contre le "cancer de l'assistanat". Le RSA, a d'ailleurs convenu Sarkozy, n'a pas encore fait ses preuves pour encourager le retour à l'emploi.
Les retraites chapeaux et parachutes dorés des grands patrons en ligne de mire
Déterminé à gommer son image de "président des riches", il a ensuite ciblé les grands patrons : "Il y a une infime minorité qui a beaucoup choqué les Français en faisant vraiment n'importe quoi !" a-t-il sermonné. Une fois réélu, il fera voter un texte pour que les rémunérations des "plus hauts dirigeants" soient validées par les actionnaires et des représentants des salariés. Également ciblées, les retraites chapeaux et parachutes dorés des grands patrons. Ces propositions chocs d’un Sarkozy très "punchy" sont inspirées par la Droite sociale de Wauquiez…
Le Fouquet's : "Si c'était à refaire, je ne reviendrais pas dans ce restaurant"
Interrogé sur le Fouquet's, symbole du bling-bling qu’il traîne encore cinq ans après, Nicolas Sarkozy, comme embarrassé,: "Si c'était à refaire, je ne reviendrais pas dans ce restaurant", a-t-il concédé… minimisant toutefois le péché originel du quinquennat face aux "scandales" des années Mitterrand.
Combatif sans être agressif, il a de nouveau ciblé François Hollande, qui s’étonne de sa soi-disant "violence". "Si on ne veut pas être critiqué, il ne faut pas être candidat", a taclé Sarkozy. Vif, il a reproché aux députés PS de s'être abstenus sur le futur traité européen, un comble pour le parti dirigé par "la fille de Jacques Delors" !