Un Républicain de Guingamp
Publicité

Quatrième licence de téléphonie mobile: les candidats possibles

Alors que l'appel à candidatures pour la quatrième licence mobile a été lancé samedi, plusieurs acteurs ont déjà faire connaître leur intérêt:

 

- Iliad: maison-mère du fournisseur d'accès à internet Free, Iliad a confirmé sa candidature mardi, en annonçant ses résultats.

Candidat malheureux en 2007 pour des raisons financières, le groupe, qui compte 4,37 millions d'abonnés ADSL, fait figure de favori.

Le marché du mobile, qui représente "22 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel", "constitue un formidable relais de croissance" et "s'inscrit parfaitement dans notre stratégie", a déclaré à l'AFP son directeur financier, Thomas Reynaud.

Free, qui avait révolutionné le secteur en lançant en 2002 sa box (internet, téléphonie, télévision via ADSL) à 29,99 euros, affirme pouvoir "diviser par deux la facture" de téléphonie mobile d'un foyer français moyen (deux adultes, un enfant) dépensant environ 2.000 euros par an.

 

 - Kertel: l'opérateur mobile virtuel, spécialiste des cartes prépayées, a confirmé à l'AFP sa candidature, en précisant qu'il pensait y aller seul.

"Au-delà de la partie équipements (...) à ce stade, le dossier est un dossier Kertel", a déclaré Célinne Surel, en charge du projet.

"Nous restons néanmoins ouverts à différentes options de partenariats", a-t-elle ajouté.

Pour la partie technique, le MVNO, hébergé par Bouygues Telecom, a notamment des contacts avec les équipementiers chinois ZTE et Huawei.

Alors qu'un investissement de l'ordre d'un milliard d'euros est nécessaire au déploiement du réseau, Kertel, racheté en 2007 à Iliad par Proximania, fait figure de petit poucet: il a enregistré en 2008 un chiffre d'affaires de 43 millions d'euros, pour une perte de 1,8 million d'euros.

 

- Numericable: le câblo-opérateur, qui revendique 3,5 millions d'abonnés à la télévision, 1 million à internet et 740.000 à la téléphonie, réfléchit à une candidature avec d'autres acteurs, au premier rang desquels l'opérateur mobile virtuel Virgin Mobile.

"La décision d'y aller ou pas n'est pas encore prise. Le dossier est encore à l'étude avec nos partenaires, car ce sera le cas échéant une approche collective", a déclaré à l'AFP un porte-parole.

Le président de Virgin Mobile, Geoffroy Roux de Bézieux, qui avait indiqué en mai étudier "sérieusement cette candidature", est apparu plus modéré en juin, soulignant ne pas avoir "besoin d'une licence pour poursuivre (son) objectif de croissance". Selon lui, le "problème numéro un" pour le quatrième opérateur sera de "déployer un réseau" alors que les recours en justice contre la présence d'antennes se sont multipliés.

 

- Bolloré: le groupe français "regarde" également le dossier qu'il juge "intéressant". "Nous donnerons notre position en septembre", a précisé à l'AFP le directeur général de Bolloré Télécom, Marc Taïeb. Bolloré est déjà propriétaire de 20 licences régionales Wimax, technologie qui permet un accès internet sans fil à haut débit. Il n'a cependant procédé qu'à peu de déploiements de stations, en invoquant un manque d'équipements adaptés.

 

- Orascom: l'opérateur égyptien, qui souhaite s'implanter en France, s'est dit prêt à "s'allier à l'un des candidats" à la quatrième licence.

Kertel, tout comme Numericable, ont indiqué ne pas être en discussion avec Orascom.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :