Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Boîtes noires: un outil indispensable pour déterminer les causes d'un crash

Les boîtes noires, qui enregistrent toutes les données d'un vol, sont un outil indispensable pour déterminer les causes d'un accident aérien.

Ces enregistreurs, introduits dans l'aviation à partir des années 1960, se trouvent à l'intérieur de boîtes métalliques particulièrement solides, conçues pour résister à des chocs extrêmement violents, à des feux intenses et à de longues immersions en eau profonde.

Elles sont en fait orange avec des bandes blanches réfléchissantes, afin de les retrouver plus facilement. Le terme "noir" fait référence au fait que leur contenu est protégé et inaccessible aux non-initiés.

Un avion commercial possède réglementairement deux boîtes noires: le DFDR (Digital flight Data Recorder, enregistreur des paramètres de vol) et le CVR (Cockpit Voice Recorder, enregistreur des voix et bruits en cockpit).

Le DFDR contient l'enregistrement seconde par seconde de tous les paramètres du vol de l'avion (vitesse, altitude, trajectoire...)

Le CVR, l'enregistreur de vol "phonique", comprend les conversations, mais aussi tous les sons et annonces entendus dans le cockpit. Une analyse acoustique poussée permet même de retrouver le régime des moteurs.

Les boîtes noires sont protégées par un coffret d'acier blindé d'environ 7 kilos, pouvant résister à une immersion d'un mois à six mille mètres de profondeur ou à un incendie d'une heure à 1.100 degrés centigrades.

Elles sont équipées d'une balise qui se déclenche en cas d'immersion et émet un signal à ultrason afin d'aider à la localisation de l'appareil. Le signal est émis toutes les secondes pendant une durée d'au moins 30 jours consécutifs sur une portée de 2 km environ.

Ces boîtes révèlent les causes d'un accident dans 90% des cas, selon Robert Galan, pilote et auteur d'un ouvrage paru en 2008 "On a retrouvé les boîtes noires".

Leur analyse a montré que le crash de l'avion de la compagnie Spanair --qui s'est écrasé en août 2008 à l'aéroport de Madrid-Barajas, faisant 154 morts et 18 blessés-- était probablement dû à un dysfonctionnement des volets des ailes de l'avion qui ne se sont pas déployés, sans que cela ne déclenche le système d'alarme.

En revanche, dans le cas de l'accident de l'AF447 le 1er juin, l'Etat français a jusqu'ici déboursé 10 millions d'euros pour retrouver ces boîtes, selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique, sans résultat pour l'instant.

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