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Un Républicain de Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Délégué de la quatrième circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP, Conseiller politique du président de la République, chargé des grands projets de l'UMP

L'IGAS et l'IGESR s'inquiètent des dérives de l'enseignement supérieur privé à but lucratif

Publié le 29 Juin 2026 par Philippe LE ROUX - ancien Délégué de la Circonscription in Analyse

L'inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR), ont publié vendredi les conclusions de la mission d'inspection sur l'utilisation des fonds publics et la qualité des formations dans les établissements d'enseignement supérieur privés à but lucratif, que leur avaient confié le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace Philippe BAPTISTE et l'ancienne Première ministre Elisabeth BORNE, alors ministre de l'Education nationale, après les révélations du livre "Le Cube".

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Le rapport a examiné le cas de deux groupes du secteur, Galileo Global Education et Collège de Paris, contrôlant HETIC et l'ESG Lyon pour le premier, Exchange College et Ascencia Business School pour le second. Et s'il "ne constitue pas en tant que tel une évaluation globale du secteur", sa portée dépasse ces seuls établissements. D'autant que le secteur connaît une forte croissance avec un nombre d'étudiants qui a augmenté de 77 % entre 2010 et 2023, contre 14 % pour l'enseignement public, entre l'incapacité du service public à encaisser l'augmentation du nombre d'étudiants et recours par le privé lucratif à une "stratégie de recrutement offensive".


La mission en "dresse un constat préoccupant : la qualité d'un grand nombre de formations délivrées apparaît insuffisante, les pouvoirs publics ne disposent d'aucune vision d'ensemble du secteur et les dispositifs d'évaluation et de contrôle présentent des défaillances significatives", et nombre de ces établissements de l'enseignement supérieur à but lucratif risquent de faire faillite cette année. Autant d'"insuffisances" qui "font peser sur une partie des 400 000 étudiants du secteur lucratif privé, soit environ 15 % des étudiants, de nombreux risques : vitrine commerciale trompeuse, lacunes pédagogiques, promesses d'insertion non tenues, vie étudiante réduite au minimum", déplorent les inspecteurs, qui formulent 32 recommandations pour les protéger.


En particulier, exiger des groupes, dont la fermeture présente un risque "systémique", la présentation d'un plan pour la poursuite d'études des étudiants ; interdire la mention sur Parcoursup ou dans le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) des établissements ne disposant pas de numéro de déclaration d'activité, obligatoire pour tout organisme de formation professionnelle, qui s'obtient notamment en transmettant une évaluation pédagogique et financière annuelle ; interdire les labels "bachelor" et "Mastère", source de confusion avec les diplômes nationaux ; clarifier l'utilisation des crédits ECTS ; ou encore assurer la transparence des résultats d'insertion professionnelle. Symbole du dépassement de l'enseignement supérieur face au privé lucratif, le rapport préconise d'"adapter les efforts d'information et d'orientation publiques à la montée en puissance de l'enseignement supérieur privé".


"C'est aujourd'hui plus facile d'ouvrir une école de formation professionnelle ou un institut du supérieur privé qu'une triperie", a regretté auprès des "Echos" M. Philippe BAPTISTE, qui se dit "globalement favorable" aux recommandations, qui rejoignent en partie le projet de loi relatif à la régulation de l'enseignement supérieur privé, dont il espère qu'il sera examiné à l'Assemblée nationale en septembre après son vote au Sénat. Si le ministre de l'Enseignement supérieur souhaite s'attaquer à ces établissements, c'est surtout à cause de leur qualité pédagogique insuffisante, alors même que "les maquettes sont souvent organisées en blocs horaires très morcelés", "sans explication des compétences visées", auquel s'ajoute "la rotation importante des formateurs, l'absence d'enseignants permanents ou leur présence en nombre insuffisant et la faiblesse des dispositifs de coordination pédagogique". "Le but du jeu, c'est simplement d'écarter les voyous en col blanc qui arnaquent les étudiants et décrédibilisent l'ensemble du secteur privé et pour lesquels on n'a aujourd'hui pas de moyens de vérifier la qualité de ce qu'ils proposent", a défendu M. BAPTISTE.

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