45 ans après l'abolition de la peine de mort en France, cette "bataille" est encore "éminemment contemporaine parce qu'aujourd'hui, dans nos sociétés, ce débat revient", a déclaré hier le président de la République Emmanuel MACRON au 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris. "Aujourd'hui, dans notre société, beaucoup se remettent à penser que la peine de mort serait une réponse (…). Beaucoup de gens font semblant de croire que (l'abolition) est une évidence" mais "les risques demeurent dans beaucoup de pays" et" rien n'est acquis", a insisté le chef de l'Etat en qualifiant ce combat d'"existentiel pour nos sociétés démocratiques". Plus des deux tiers (68 %) des Français se disent favorables à un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes qui touchent les enfants, selon un sondage de l'institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD publié le 14 juin. "La peine de mort n'a jamais rendu une société plus sûre. Jamais. Parce qu'elle ne dissuade pas. C'est faux. Cela a été montré, observé, mesuré", a pointé M. MACRON. "Elle n'a jamais eu la valeur dissuasive que certains pouvoirs, souvent autoritaires, qui la défendent, voudraient lui accorder", a-t-il poursuivi. "Quoi que l'un ou l'une d'entre nous ait pu faire, nous n'avons pas le pouvoir de lui nier cette appartenance à notre humanité", a ajouté le président de la République.
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