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Un Républicain de Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Délégué de la quatrième circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP, Conseiller politique du président de la République, chargé des grands projets de l'UMP

Projet de loi de finances pour 2027 : le Premier ministre réclame du sérieux sur la dépense publique

Publié le 15 Juin 2026 par Philippe LE ROUX - ancien Délégué de la Circonscription

L'élaboration du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 bat son plein. Le ministre de l'Action et des Comptes publics David AMIEL a ainsi entamé un cycle de rencontres bilatérales avec les ministres qui doit durer trois semaines. Un exercice classique à cette période de l'année qui doit permettre à chaque membre du gouvernement de faire valoir ses demandes auprès de Bercy en matière de dépenses. Et cette année, l'heure n'est pas aux largesses, a dû rappeler le Premier ministre Sébastien LECORNU dans une "lettre de cadrage pour la préparation du projet de loi de finances pour 2027" envoyé aux membres de son gouvernement la semaine dernière.
"Dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances pour 2027, les conférences de budgétisation ont fait apparaître plus de 30 milliards de demandes de financement, dont 24 milliards pour mettre en place de nouvelles dépenses", écrit le chef du gouvernement, dans cette lettre d'abord révélée samedi par "Les Echos". Ces demandes des services aboutiraient "à la création de plus de 23 000 emplois (pour l'Etat et ses opérateurs, NDLR) dès l'an prochain et d'environ 40 000 sur la période 2027-2029", souligne ce courrier.
Adoptant un ton sans équivoque, le Premier ministre regrette des "demandes budgétaires (...) clairement pas priorisées", et "irréalistes". Il estime en outre qu'elles "méconnaissent l'urgence du rétablissement des finances publiques", "élément déterminant de notre souveraineté, a fortiori dans le contexte géopolitique et macroéconomique actuel".
"Je vous demande, en conséquence, de reprendre la main sur les demandes exprimées par vos administrations et de les corriger. Vos échanges avec le ministre de l'Action et des Comptes publics permettront d'identifier de réelles priorités politiques, mais également des gains de productivité et des transformations (...) C'est à l'aune de ces travaux que je rendrai mes arbitrages", poursuit M. LECORNU. "Nous devons être sérieux", "je compte sur vous", insiste-t-il.
Le gouvernement devrait présenter de premières grandes lignes de ce PLF pour 2027 à la mi-juillet. Et si M. LECORNU se montre aussi soucieux de ne pas laisser filer la dépense, c'est parce qu'il a promis de déposer un budget sans hausse d'impôts pour 2027.
L'exécution 2026 pèsera aussi lourd dans les arbitrages pour le prochain PLF. Un comité d'alerte des finances publiques doit se tenir à la fin du mois et pourrait être l'occasion d'annoncer un nouveau freinage de la dépense pour l'année en cours, alors que l'enlisement de la crise au Moyen-Orient pèse sur l'activité économique.

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La Banque de France actualisera demain ses prévisions de croissance pour 2026. Celles-ci "seront en dessous de 0,9 %", soit inférieures à ce que l'institution prévoyait en mars, a d'ores-et-déjà indiqué hier le nouveau gouverneur de la Banque de France Emmanuel MOULIN la semaine dernière (cf. BQ du 10/06/2026). L'objectif du gouvernement est à ce stade de ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2026, après 5,1 % en 2025.
A cette donne économique complexe, s'ajoute pour le gouvernement un contexte politique très particulier puisque ce PLF sera le dernier avant l'élection présidentielle du printemps 2027, et que le gouvernement a dû recourir ces deux dernières années à une loi spéciale, début 2025, puis début 2026, faute d'avoir pu faire adopter un PLF avant le 31 décembre.

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