Après la Fédération protestante de France (FPF) en novembre, la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) a signé vendredi une convention avec la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) pour lutter contre les dérives sectaires. "La prévention des dérives sectaires est une responsabilité partagée", a martelé Mme Patricia MIRALLES, présidente de la Miviludes.
"La vie religieuse n'est pas à part en ce qui concerne les droits et la dignité des personnes", a de son côté affirmé le président de la Corref, M. Jean-Pascal LOMBART, en rappelant les efforts déjà entrepris. La Corref, qui représente près de 30 000 personnes, avait notamment adopté en 2023 un vade-mecum des droits des religieux et religieuses ainsi qu'une charte éthique. Mme MIRALLES a rappelé que "35 % des signalements et des demandes d'informations" traitées entre 2022 et 2024 par la Miviludes concernaient "le domaine des cultes et des spiritualités". Et souligné qu'"aucun culte n'est à l'abri de ce risque, même si la majorité des dérives sectaires se manifestent au sein de mouvements autonomes qui ne sont reconnus par aucune religion instituée". Des textes similaires devraient être signés à l'automne avec l'Eglise catholique et les bouddhistes, selon la mission interministérielle.
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