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Un Républicain de Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Délégué de la quatrième circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP, Conseiller politique du président de la République, chargé des grands projets de l'UMP

Les présidents des trois provinces de Nouvelle-Calédonie ont été élus vendredi

Publié le 7 Juillet 2026 par Philippe LE ROUX - ancien Délégué de la Circonscription in Analyse

Les présidents des trois provinces de Nouvelle-Calédonie ont été élus vendredi, dans la foulée des élections provinciales du dimanche 28 juin.

Dans la province Sud, principal moteur économique de la Nouvelle-Calédonie et où vivent près des trois quarts des quelque 265 000 habitants de l'archipel, l'ancienne ministre Sonia BACKES a été réélue sans difficulté après son large succès du 28 juin. La présidente loyaliste sortante a recueilli les 28 voix de sa majorité, les 12 autres conseillers ayant voté blanc.

En province Nord, le leader indépendantiste Paul NEAOUTYINE a en revanche créé la surprise. La liste du dirigeant du Parti de libération kanak (Palika), composante de l'Union nationale pour l'indépendance (UNI), avait été devancée dimanche par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et n'avait obtenu que neuf sièges contre dix au FLNKS. Président de la province depuis 1999, M. NEAOUTYINE a finalement été réélu grâce au soutien des trois élus de la liste Loyalistes-Rassemblement. M. Pascal SAWA, tête de liste FLNKS dans le nord, a dénoncé dans un communiqué "une alliance contre nature" et le "non-respect des urnes".

Enfin, dans la province des îles Loyauté, où la population est presque exclusivement kanak, M. Mickaël FORREST (UC-FLNKS) succède à M. Mathias WANEUX. Dans cette province en grande difficulté financière, il a été élu par huit voix contre six pour le candidat de la liste Dynamique autochtone, également membre du FLNKS, grâce aux deux élus de l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) dans cette assemblée provinciale où ne siègent que des indépendantistes.

Le Congrès doit élire son président le 10 juillet puis le gouvernement collégial d'ici au 17 juillet.

La Nouvelle-Calédonie va donc vivre pendant quinze jours au rythme d'intenses tractations politiques pour définir qui emportera ces deux institutions. Aucun des deux blocs, indépendantiste et non-indépendantiste, n'a en effet la majorité au Congrès : sur les 54 sièges, 24 sont aux mains de la coalition non-indépendantiste Les Loyalistes-Le Rassemblement et 26 sont occupés par les indépendantistes divisés.

Malgré leurs différends, l'UNI et le FLNKS devraient toutefois, sauf surprise, unir leurs voix au Congrès. M. Paul NEAOUTYINE avait insisté en mai sur la nécessité de "renouer et renforcer les échanges avec l'ensemble des forces indépendantistes".

C'est donc, comme après les dernières provinciales en 2019, l'Eveil océanien (EO) et ses quatre voix qui sera faiseur de roi. Créé pour représenter l'importante communauté wallisienne de l'archipel, ce parti avait formé une "majorité océanienne" avec les groupes UNI et UC-FLNKS de 2019 à 2024.

Il l'avait quittée après les émeutes ayant fait 14 morts et au moins deux milliards d'euros de dégâts, s'alliant aux non-indépendantistes et obtenant la présidence du Congrès. "Il y a des discussions avec les deux camps", a confirmé son président Milakulo TUKUMULI.

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