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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Les principaux dossiers qui attendent le gouvernement Valls II

Publié le 26 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Emploi, baisses fiscales, redécoupage des régions, fin de vie, intermittents: de gros chantiers attendent le gouvernement Valls II, dont certains à hauts risques visent à redresser la situation économique du pays. Les voici:

 

EMPLOI

Le nouveau gouvernement va devoir accélérer la mise en oeuvre du Pacte de responsabilité (41 milliards pour les entreprises), à la fois pomme de discorde et socle de l'exécutif pour retrouver croissance et emploi. Alors que ses contreparties (embauches, formations, investissements) se font attendre, une réunion de mobilisation des branches professionnelles est prévue le 10 septembre. Le gouvernement devra composer avec les députés de gauche "frondeurs", qui réclament une révision du Pacte.

Pour les jeunes, des discussions doivent s'engager en septembre autour du président pour "lever tous les obstacles" à l'apprentissage et atteindre l'objectif de 500.000 apprentis d'ici à 2017. Une négociation sur le chômage de longue durée doit aussi s'ouvrir à la rentrée.

 

POUVOIR D'ACHAT

Ce devait être le grand dossier d'Arnaud Montebourg en cette rentrée pour redonner 6 milliards de pouvoir d'achat aux ménages. François Hollande avait promis un projet de loi en septembre pour réformer les professions réglementées (huissiers, kinésithérapeutes, auto-école, notaires...) et adapter la réglementation sur l'ouverture des magasins le dimanche.

 

BAISSES FISCALES

Le président a annoncé une refonte des premières tranches de l'impôt sur le revenu pour le rendre "plus juste et plus simple", ainsi qu'une fusion de la prime pour l'emploi et du RSA activité. Ces deux mesures, dont les modalités restent à trancher, doivent compenser la censure par le Conseil constitutionnel des 2,5 mds d'euros d'allègements de cotisations salariales pour les salariés modestes, l'essentiel du volet "solidarité" du Pacte.

 

DETTE ET BUDGET 2015

Le gouvernement devra faire avaler à l'Europe que la France va ralentir le rythme de baisse de son déficit public. Faute de croissance, l'objectif de le ramener à 3% en 2015 est reporté sine die. Le projet de budget attendu le 24 septembre pourrait prévoir de nouvelles économies en matière de santé.

 

OBLIGATIONS POUR LES ENTREPRISES

Pour favoriser l'emploi, François Hollande a pressé les syndicats d'accepter un assouplissement des "seuils" ouvrant des droits aux salariés dans les entreprises (par exemple un comité d'entreprise à partir de 50 salariés). La négociation syndicats-patronat prévue à la rentrée s'annonce tendue.

Autre sujet de crispation: le compte pénibilité que le gouvernement va commencer à mettre en œuvre en 2015.

 

LOGEMENT

Le président a promis un nouveau "plan de relance" qui "touchera à la fiscalité, aux procédures et aux financements". Des mesures fiscales pour encourager l'investissement locatif sont attendues. Mais les écologistes n'entendent pas laisser Manuel Valls "détricoter" la loi Alur (de l'ex-ministre Cécile Duflot).

 

ÉCOTAXE

Ce dossier polémique, qui avait déclenché la colère des Bonnets rouges en Bretagne, va refaire surface. Le péage pour les poids lourds, dont le périmètre a déjà été modifié par rapport au dispositif précédent, fait l'objet d'une médiation entre le gouvernement et les professionnels.

 

RYTHMES SCOLAIRES

Inaugurée il y a un an par 22% des écoliers, la délicate réforme des rythmes scolaires devient obligatoire à cette rentrée pour toutes les écoles primaires publiques. Le nouveau ministre de l'Éducation aura aussi à gérer la refonte des ZEP, qui donne davantage de moyens à 102 réseaux (écoles et collèges) REP+ d'éducation prioritaire.

 

INSTITUTIONS

Régions, départements, élection des députés: trois dossiers épineux sur la table. Le Sénat, qui pourrait basculer à droite à l'occasion de son renouvellement partiel le 28 septembre, est hostile au redécoupage des régions en 13 métropoles, dont le premier volet a été adopté par les députés fin juillet. Les radicaux de gauche défendent bec et ongles le maintien, dans les départements ruraux, des conseils généraux, voués à disparaître en 2020. Dernier chantier non moins sensible: la réduction du nombre de députés et l'injection d'une dose de proportionnelle dans leur élection.

 

INTERMITTENTS

La concertation lancée en juin par Manuel Valls pour une mise à plat du statut des intermittents du spectacle doit reprendre mi-septembre. La mission doit remettre ses propositions au gouvernement avant fin décembre.

 

LOI SANTE

Attendue en septembre au Conseil des ministres pour un examen au Parlement en 2015, elle doit organiser, entre autres, la généralisation du tiers payant et améliorer la prévention. Ses premières orientations avaient reçu un accueil mitigé en juin des associations et syndicats.

 

FIN DE VIE

Une nouvelle loi sur la fin de vie était une promesse présidentielle. Le gouvernement a chargé en juin les députés Jean Leonetti (UMP, auteur de la loi précédente, qui interdit l'acharnement thérapeutique) et Alain Claeys (PS) de faire des propositions pour "définir les conditions (...) dans lesquelles l'apaisement des souffrances peut conduire à abréger la vie". Le parlement doit être saisi avant fin 2014.

 

IMMIGRATION

Deux projets de loi, un sur l'asile, l'autre sur l'immigration, seront débattus au Parlement dans les prochains mois. Sur ces sujets explosifs, le gouvernement s'attend à des attaques de la droite mais aussi dans son propre camp. Les parlementaires socialistes pourraient chercher à infléchir les conditions de rétention des étrangers en voie d'expulsion.

 

 

Plusieurs réformes judiciaires sont également à l'étude, notamment sur les mineurs ou la simplification des démarches.

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Logement: les mises en chantier chutent toujours, l'attente d'un "plan de relance" se renforce

Publié le 26 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

L'attente d'un nouveau train de mesures pour relancer la construction, érigée en priorité de la rentrée par l'exécutif, s'est encore renforcée mardi, avec l'annonce d'une poursuite de la chute des mises en chantier de logements neufs entre mai et juillet.

Les mises en chantiers ont continué à se détériorer sur cette période, avec un recul de 13,3% sur un an, pour s'établir à 73.468, et ont même dégringolé de 16% pour les logements classiques (hors résidences), selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.

Ces mauvais chiffres, qui se dégradent de mois en mois, ont poussé le gouvernement à faire de la relance de la construction l'une de ses priorités de la rentrée.

Le président François Hollande a promis la semaine dernière un nouveau "plan de relance" pour le secteur, alors que les efforts du gouvernement n'ont pas permis jusqu'ici d'enrayer l'effondrement de la construction.

Dimanche, plusieurs médias ont affirmé que le gouvernement s'apprêtait à autoriser la location de logements neufs entre ascendants et descendants d'une même famille, parmi les mesures envisagées pour redynamiser un secteur moribond.

"Malheureusement la dégradation continue. On ne voit pas comment les choses peuvent se redresser rapidement", a commenté à l'AFP François Payelle, président de la fédération des promoteurs immobiliers (FPI).

Sur les douze mois achevés en juillet, le nombre de logements neufs mis en chantier affiche un recul également notable de 10,8% à 305.079 unités. La tendance s'aggrave cette fois: le repli n'était encore que de 8,5% au mois de mai.

Un niveau historiquement bas et en retrait d'un tiers par rapport au pic exceptionnel de l'année 2007, qui s'élevait à 466.000 unités.

- L'urgence de la "simplification" -

Le marché de l'immobilier souffre d'un "double problème" selon les professionnels de l'immobilier.

"Il existe à la fois un problème pour les acheteurs, qui ont perdu confiance, ainsi qu'une complexification croissante de la procédure pour les opérateurs", a indiqué M. Payelle.

Pour Benoît Heitz, économiste à la Société générale, la situation économique "globale" reste le principal responsable.

"Avec la crise, la baisse des revenus et le chômage, les ménages ne sont pas incités à emprunter. Et ceux qui peuvent le faire en ont encore moins envie", a déclaré à l'AFP M. Heitz.

Le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs, qui renseigne sur les futures mises en chantier, a de son côté diminué de 1,1% de mai à juillet, à 101.885, toujours selon le ministère. Un léger mieux, comparé à leur recul de 25% à la fin du premier trimestre.

Sur douze mois, la baisse se réduit un peu pour les permis de construire, avec un repli cumulé de 17% à fin juillet (contre 20,7% à fin mai) à 391.474 unités.

La politique du logement a un besoin "urgent" de "simplification fiscale et administrative" pour mettre fin à son déclin, plaide Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), interrogé par l'AFP.

Le président de la FNAIM milite également pour une "extension" du prêt à taux zéro pour les logements anciens ou encore un "assouplissement fiscal" sur les plus-values immobilières.

"Il faut qu'un programme de simplification soit mis en place beaucoup plus vite. On en parle mais il n'y a pas de calendrier et on ne sait toujours pas ce qui va être mis en place", a estimé François Payelle.

Avec 45 milliards d'euros d'aides totales au logement conjugué à des taux d'intérêts historiquement bas, la France fait paradoxalement face à un manque criant de logements sans parvenir à stimuler la construction.

"Même si des mesures seront prises à court terme, cela ne suffira pas à relancer l'immobilier tout de suite. Pour 2014, c'est déjà plié", a considéré Benoît Heitz.

En 2013, 331.867 logements neufs avaient été mis en chantier, un chiffre en repli de 4,2% sur un an, bien en deçà de l'objectif gouvernemental -- encore jamais atteint dans l'Hexagone -- d'un demi-million de logements construits par an.

 

Selon l'Insee, le marasme du secteur de la construction est le principal frein à la croissance en France, et lui coûtera 0,4 point de produit intérieur brut (PIB) cette année.

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Remaniements, arrivées, départs: les changements au gouvernement depuis 2012

Publié le 25 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

François Hollande a chargé lundi Manuel Valls de composer un nouveau gouvernement, dernier épisode en date d'une série de changements dans les gouvernements Ayrault et Valls depuis l'élection du chef de l'Etat en mai 2012. En voici l'intégralité:

 

- 16 mai 2012

Formation du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, désigné Premier ministre la veille par François Hollande. La gauche revient au sommet de l'Etat après 17 ans d'absence. Le nouveau gouvernement consacre une stricte parité hommes-femmes.

 

- 21 juin 2012

Après la victoire de la gauche aux législatives, le président Hollande charge Jean-Marc Ayrault de former un nouveau gouvernement. Celui-ci compte 20 ministres et 18 ministres délégués (contre 18 et 16 dans l'équipe Ayrault 1).

Deux ministres changent d'attribution: Nicole Bricq (Ecologie) passe au Commerce extérieur et Delphine Batho (ministre déléguée à la Justice) à l'Ecologie. Il y a 4 nouveaux ministres: Hélène Conway (PS) qui prend le portefeuille des Français de l'étranger à Yasmina Benguigui (Francophonie); Thierry Repentin (PS) ministre délégué à la Formation professionnelle; Anne-Marie Escoffier (radicaux de gauche) ministre déléguée à la Décentralisation et Guillaume Garot (PS) ministre délégué à l'Agroalimentaire. Sylvia Pinel (radicaux de gauche) hérite d'un ministère de plein exercice (Artisanat, Commerce, Tourisme) et Benoît Hamon reste ministre délégué mais hérite de la Consommation en plus de l'Economie sociale et solidaire.

 

- 20 mars 2013

Mini-remaniement après la démission, la veille, du ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, soupçonné de fraude fiscale. Il est remplacé par Bernard Cazeneuve.

 

- 2 juillet 2013

Delphine Batho, limogée de son poste de ministre de l'Ecologie et de l'Energie pour avoir publiquement contesté les coupes prévues par le budget 2014 dans son ministère, est remplacée par Philippe Martin (député PS du Gers).

 

- 31 mars 2014

A la suite de la lourde défaite des socialistes aux municipales, Jean-Marc Ayrault présente sa démission et celle de son gouvernement à François Hollande. Le chef de l'Etat annonce lui-même dans la soirée son choix de Manuel Valls comme nouveau Premier ministre. "Il est temps d'ouvrir une nouvelle étape", dit François Hollande qui annonce "un gouvernement de combat".

 

- 2 avril 2014

Manuel Valls forme son gouvernement mais sans les écologistes qui ont décidé de partir. La nouvelle équipe est resserrée: 16 ministres (dont 8 femmes). 14 ministres de l'ancienne équipe restent, parfois avec de nouvelles attributions (comme Benoit Hamon à l'Education nationale, Bernard Cazeneuve à l'Intérieur), 7 ministres partent (Vincent Peillon, Pierre Moscovici, Cécile Duflot, Nicole Bricq, Philippe Martin, Victorin Lurel, Valérie Fourneyron); 2 nouveaux ministres entrent: Ségolène Royal (Ecologie, Développement durable et Energie) et François Rebsamen (Travail, Emploi, Dialogue social).

 

- 9 avril 2014

14 secrétaires d'Etat sont nommés dans le gouvernement Valls. Harlem Désir, premier secrétaire du PS, va aux Affaires européennes. D'autres personnalités font leur entrée, comme André Vallini (Réforme territoriale) ou Christian Eckert (Budget).

 

- 3 juin 2014

Mini-remaniement: Valérie Fourneyron, secrétaire d'Etat au Commerce, démissionne pour raison de santé. Elle est remplacée par Carole Delga (PS). Le député socialiste Thierry Mandon devient secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat.

 

- 25 août

 

Après les attaques contre l'austérité d'Arnaud Montebourg (Economie), François Hollande demande à Manuel Valls de "composer un nouveau gouvernement" qui sera présenté le lendemain.

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De la charge de Montebourg à la démission du gouvernement

Publié le 25 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

De la charge d'Arnaud Montebourg contre la politique économique du pays à l'annonce lundi de la formation d'un nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls, voici le rappel de trois jours de tensions croissantes ayant débouché sur une crise politique.

 

SAMEDI 23

- Dans une interview au Monde, le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg estime qu'il faut "hausser le ton" vis-à-vis de l'Allemagne "prise au piège de la politique austéritaire".

Comme il l'avait indiqué dans sa "feuille de route du redressement économique de la France", le 10 juillet, le ministre, qui organise le lendemain sa traditionnelle Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), confirme qu'il veut défendre une "règle des +trois tiers" dans la répartition de l'effort d'économies voulu par le gouvernement, dont un tiers consacré aux ménages.

A ce stade, il ne s'agit que de "propositions" faites au gouvernement, et il s'en remet à Manuel Valls, affirmant que "c'est à lui de décider", mais qu'il "est grand temps de réagir".

- Interrogé à Moroni (Comores), François Hollande minimise la portée de ces propos : "Je souhaite que nous puissions convaincre nos partenaires européens de donner une priorité à la croissance. Tous ceux qui portent cette idée sont les bienvenus et c'est la position de tout le gouvernement".

- Même son de cloche à Matignon, qui ne trouve" rien de choquant, rien de nouveau" dans l'interview de Montebourg. Petit tacle quand même: "le Premier ministre attend du ministre un engagement total sur la loi croissance et pouvoir d'achat". La question de la loyauté est posée, déjà.

 

DIMANCHE 24

- Dans une interview au Parisien, le ministre de l'Education Benoît Hamon - invité d'honneur de la Fête de la Rose - affirme que son collègue de l'Economie et lui ne sont "pas loin des frondeurs" du PS.

"La relance de la demande est la condition de la réussite de la politique de l'offre qui a été faite depuis deux ans. On ne peut rien vendre aux Français s'ils n'ont pas des revenus suffisants", dit-il.

- A Frangy-en-Bresse, les deux ministres se retrouvent aux côtés de plusieurs députés "frondeurs" comme Christian Paul, Laurent Baumel ou Jérôme Guedj.

Sous les applaudissements de plusieurs centaines de militants, Arnaud Montebourg, assume avoir demandé à François Hollande une "inflexion majeure de notre politique économique".

Visiblement satisfait des remous qu'il suscite, il se permet une petite provocation au passage : "Je vais lui envoyer une bonne bouteille de la +cuvée du redressement+ au président, hein!", référence aux quelque mille bouteilles mises en vente pour cette 42e édition.

Benoît Hamon reprend les mêmes arguments de fond que son ami contre l'austérité, mais tient aussi à afficher sa "loyauté" avec les deux têtes de l'exécutif.

- 19H17: coup de tonnerre, l'entourage de Manuel Valls déclare à l'AFP que Montebourg a "franchi une ligne jaune" et que par conséquent "le Premier ministre est décidé à agir". L'avenir d'Arnaud Montebourg à son poste paraît désormais des plus incertains.

 

LUNDI 25

- Sur Europe 1, le ministre de l'Economie maintient ses critiques de la politique de François Hollande et Manuel Valls mais se défend de toute "infraction à la solidarité gouvernementale" car "les décisions ne sont pas prises" selon lui. Il indique qu'il ne se "place pas dans l'hypothèse" de partir du gouvernement.

 

 

- 9H29: Un bref communiqué de l'Elysée arrive dans les rédactions, qui d'un coup achève de transformer cet épisode de fronde en crise majeure : "Manuel Valls a présenté au président de la République la démission de son gouvernement. Le chef de l'Etat lui a demandé de constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu'il a lui-même définies pour notre pays Sa composition sera annoncée dans la journée de mardi".

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Convocation du parlement en session extraordinaire le 9 septembre (JO)

Publié le 4 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Le Parlement est convoqué en session extraordinaire le mardi 9 septembre, aux termes d'un décret publié mardi au Journal officiel et signé par le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls.

L'ordre du jour de cette session comprend l'examen, ou la poursuite de l'examen, par l'Assemblée nationale, de quatre projets de loi (vieillissement, terrorisme, adaptation au droit de l'UE, agriculture) et d'une proposition de loi (taxis).

Seront également examinés des projets d'approbation d'accords internationaux et une proposition de commission d'enquête sur les tarifs de l'électricité.

Jean-Marie Le Guen, ministre des Relations avec le parlement, avait annoncé le 15 juillet cette convocation, évoquant alors les dates du 8 au 19 septembre.

En revanche, le Sénat ne siégera pas, en raison des élections sénatoriales du 28 septembre.

Aux termes de l'article 29 de la constitution, "le Parlement est réuni en session extraordinaire à la demande du Premier ministre ou de la majorité des membres composant l'Assemblée nationale, sur un ordre du jour déterminé".

 

Selon l'article 30, hors les cas dans lesquels le Parlement se réunit de plein droit, les sessions extraordinaires sont ouvertes et closes par décret du Président de la République.

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La menace islamiste au cœur du sommet USA/Afrique

Publié le 4 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans International

La lutte contre les groupes armés islamistes sera au coeur du sommet Etats-Unis/Afrique qui s'ouvre lundi, mais la coopération avec les Africains en matière de sécurité a souvent viré au casse-tête pour les Américains.

Contre Boko Haram au Nigeria ou les shebab somaliens, les Etats-Unis ont tenté différentes approches de l'ouest à l'est du continent, avec une préférence au soutien à des forces multinationales africaines plutôt qu'aux armées nationales.

Le président Barack Obama, qui reçoit une cinquantaine de chefs d'Etat africains à Washington, a déclaré que ce sommet inédit serait l'occasion "de parler à l'Afrique des questions de sécurité".

L'objectif, pour lui, est de travailler avec des "partenaires forts" disposant "de forces de sécurité assez efficaces" afin de réduire l'engagement financier des Etats-Unis tout en leur assurant "une sécurité à long terme".

Mais les partenaires ne sont pas toujours aussi solides qu'espéré et pour avoir un impact sur les points chauds du continent, Washington doit coopérer avec certaines des armées les moins fréquentables d'Afrique.

- 'Faites-nous un chèque' -

Depuis des années les responsables américains répètent qu'ils sont prêts à aider le Nigeria à combattre Boko Haram, dont le soulèvement depuis 2009 a fait des milliers de morts dans le pays le plus peuplé du continent.

Le rapt en avril de plus de 200 lycéennes a focalisé l'attention internationale sur le groupe islamiste, amenant les Etats-Unis à proposer une aide militaire et en matière de renseignement.

Le Nigeria a certes accepté, mais il apparaît loin d'être intéressé par une coopération dans l'opérationnel ou la formation, explique John Campbell, ex-ambassadeur des Etats-Unis dans le pays.

"S'il vous plaît, envoyez-nous du matériel. Et puis faites-nous un chèque", semble avoir été le message aux experts américains qui ont débarqué en mai au Nigeria, pays marqué depuis des décennies par la corruption, raconte à l'AFP M. Campbell, qui travaille aujourd'hui avec le Council on Foreign Relations, un influent "think tank" américain.

En dehors d'une aide marginale à la formation et à la surveillance, il note qu'il n'est "quasiment rien" sorti de cette coopération.

La question, selon lui, est de savoir si l'armée nigériane, vilipendée pour son bilan en matière de droits de l'homme, "veut d'une aide extérieure ou non".

- Exemple à suivre ? -

A l'autre bout de l'Afrique, les insurgés shebab poursuivent leurs attentats en Somalie et élargissent leur action aux pays voisins, posant des bombes à Kampala en 2010 ou attaquant le centre commercial Westgate à Nairobi l'an dernier.

Sur ce front, l'approche multilatérale a prévalu pour les Etats-Unis qui fournissent une assistance financière, logistique et en matière de renseignement et d'entraînement aux troupes de l'Union africaine (UA) en Somalie, l'Amisom.

C'est sur ce type d'intervention que l'administration américaine voudrait s'appuyer, a déclaré avant le sommet de Washington le conseiller adjoint à la sécurité nationale, Ben Rhodes.

Mais si la mission de l'UA a réussi à chasser les shebab de Mogadiscio et à les empêcher d'y renverser le fragile gouvernement soutenu par les Occidentaux, les forces africaines ont suscité leur lot de critiques.

Des salaires de soldats auraient été empochés par leurs supérieurs et des armes destinées à l'Amisom auraient pu se retrouver entre les mains des shebab.

La force est aussi dominée par l'Ouganda, pays dont les relations avec les Etats-Unis se sont détériorées.

L'armée ougandaise a toujours été étroitement contrôlée par le président Yoweri Museveni et ses fidèles, qui sont accusés de détournement massif de l'aide américaine et d'utiliser les militaires pour réprimer l'opposition politique.

- Traque au chef de guerre -

Enfin, un petit détachement de forces spéciales américaines est stationné depuis 2011 en Centrafrique pour traquer le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony, poursuivi pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale.

Née en Ouganda, cette guérilla, l'une des plus cruelles d'Afrique, a essaimé dans des pays voisins.

Selon la conseillère américaine à la sécurité nationale, Susan Rice, ses exactions ont baissé de 75% depuis l'intervention des Etats-Unis. Même si Kony court toujours, M. Campbell estime qu'on peut y voir un succès: "les déprédations semblent terminées".

Aujourd'hui, les Etats-Unis n'apparaissent pas en tout cas directement menacés par les groupes armés opérant en Afrique.

 

Mais, avertit Ben Rhodes, Washington "s'inquiète des efforts de groupes terroristes pour prendre pied" dans des régions déliquescentes comme la Somalie, le nord-est du Nigeria ou le nord du Mali.

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Syrie: les jihadistes veulent des femmes invisibles (ONG)

Publié le 1 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans International

Les jihadistes sunnites de l'Etat islamique (EI) ont imposé un nouveau code vestimentaire aux femmes, les rendant quasiment invisibles, dans la province syrienne de Deir Ezzor qu'ils contrôlent, indique jeudi une ONG.

"Il est interdit aux femmes de montrer leurs yeux", affirme un communiqué de ce groupe ultra-radical distribué dans l'ouest de la riche province orientale de Deir Ezzor.

Selon ce texte, dont l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) s'est procuré une copie, les femmes "n'ont pas le droit de porter des abayas pouvant laisser apparaître des vêtements colorés" en dessous.

Les abayas (cape noire longue couvrant tout le corps) "ne doivent être ornées d'aucune perle, paillette ou autres objets", précise l'EI, et les femmes "ne doivent pas se promener avec des chaussures à hauts talons".

"Quiconque viole ces interdictions sera puni", préviennent les jihadistes sans préciser la nature du châtiment.

L'EI a proclamé le mois dernier l'établissent d'un califat à cheval sur la Syrie et l'Irak.

Dans les quartiers de la ville de Deir Ezzor, les jihadistes ont annoncé aussi l'interdiction des narguilé, tabac et cigarette", relève l'Observatoire.

 

Citant des jihadistes, l'OSDH indique que "dans le cadre de sa tentative de faire appliquer la loi islamique et de lutter contre le mal, il est totalement interdit de vendre des cigarettes et des narguilés et de fumer en public".

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Valls prévoit une rentrée "difficile" et s'inquiète d'une possible "déflation"

Publié le 1 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Le Premier ministre Manuel Valls a prévenu vendredi que la rentrée allait "être difficile en matière de conjoncture économique", s'inquiétant d'un "risque de déflation réel" en Europe.

"Le volontarisme ne nous quittera pas, et cela plus encore pour les semaines et les mois à venir car la rentrée va être difficile en matière de conjoncture économique", a déclaré M. Valls, à la sortie du séminaire de l'exécutif à l'Elysée. Selon lui, "le risque de déflation est réel" car "au niveau européen, la croissance et l'inflation sont en retrait par rapport à ce que nous pouvions attendre".

M. Valls a estimé que le chômage avait "atteint un niveau tout à fait insupportable". Fin juin, la France comptait 3,398 millions de demandeurs d'emploi de catégorie A en métropole, après un huitième mois de hausse consécutif. Il a aussi évoqué "la vie chère, le mal-logement", et l'inquiétude des Français pour "leur avenir et celui de leurs enfants".

Au total, il existe "une crise de confiance que nous devons impérativement endiguer", a-t-il dit.

Selon lui, à la rentrée, le gouvernement s'attachera à "amplifier le mouvement amorcé ces quatre derniers mois" avec sa nomination à Matignon. La feuille de route du gouvernement, a-t-il énoncé, consiste à "réformer, réformer inlassablement", à "lutter contre les blocages" et à "avancer avec détermination, constance, persévérance"

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Taxis, pharmaciens, huissiers, etc: un rapport préconise la libre installation pour tous

Publié le 1 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Un rapport confidentiel de l'Inspection générale des finances, consacré aux désormais fameuses "professions réglementées", recommande d'ouvrir totalement l'accès à toutes celles connaissant des "restrictions à la libre installation géographique".

Ce texte (remis au gouvernement en mars 2013) recommande de faire de la libre installation le "principe général" pour les taxis, débits de boissons, huissiers, notaires, pharmaciens, greffiers de tribunaux de commerce et commissaires-priseurs judiciaires et d'accorder à l'Etat un "pouvoir d'opposition à l'installation".

L'IGF veut en particulier combattre l'"effet patrimonial" des limitations actuelles, en clair la création de situations privilégiées pour les professionnels déjà installés, qui revendent leurs charges à des prix très élevés. Ce qui condamne un grand nombre d'aspirants à rester salariés, et génère des "inégalités anormales", selon le texte.

Selon l'IGF, il en coûte 2,2 années de bénéfices pour acheter une charge de notaire titulaire.

Quant à une charge de greffier de tribunal de commerce, la profession règlementée la plus lucrative avec un revenu net mensuel médian de près de 29.177 euros selon l'IGF, il faut débourser l'équivalent de 2,6 années de bénéfices.

Ce rapport, qui n'est pas le premier en France à recommander d'ouvrir davantage l'accès à certaines professions ainsi qu'à libérer les tarifs, porte sur 37 métiers au total.

 

C'est notamment sur la base de ce texte que le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg veut présenter à la rentrée une loi de libéralisation qui doit apporter plus de concurrence et faire baisser les prix, pour augmenter le pouvoir d'achat.

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La loi sur l'économie sociale et solidaire au JO, pour une entrée en vigueur samedi

Publié le 1 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

La loi sur l'Economie sociale et solidaire (ESS), visant à donner ses lettres de noblesse à ce type d'entreprenariat, a été publiée vendredi au Journal officiel et entrera en vigueur samedi, moins de deux semaines après avoir achevé son parcours parlementaire.

Au lendemain de sa promulgation par le président de la République, le JO a publié le texte voulu par le gouvernement pour favoriser le développement d'un secteur qui représente déjà 10% du PIB et 2,3 millions de salariés et qui aspire à bâtir une croissance plus durable, reposant sur une plus grande équité sociale.

La loi, qui définit les principes et le champ de l'ESS, se propose notamment de faciliter la reprise des PME par leurs salariés, en créant un droit d'information des employés deux mois avant en cas de projet de vente. Elle comprend aussi des mesures de soutien aux Sociétés coopératives ouvrières (Scop).

Le Parlement avait définitivement adopté le projet le 21 juillet par un ultime vote des députés.

 

La secrétaire d'Etat a précisé que le gouvernement réunirait "les acteurs concernés" au cours des six prochains mois pour rédiger les différents textes d'application.

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Santé: un rapport confidentiel veut la fin de tout quota d'étudiants, sauf pour les médecins

Publié le 1 Août 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Un rapport confidentiel de l'Inspection générale des finances, consacré aux désormais fameuses "professions réglementées", préconise de ne plus restreindre l'accès d'étudiants aux professions de la santé, sauf pour les médecins généralistes et spécialistes.

Pour les masseurs-kinésithérapeutes, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les pharmaciens d'officine, ce rapport gardé au secret par le gouvernement depuis mars 2013 et que l'AFP a pu consulter préconise une "suppression du +numerus clausus+", c'est-à-dire d'un quota d'étudiants déterminé à l'avance, et l'organisation en France d'une "formation plus ouverte".

L'IGF estime que pour ces professions, auxquelles elle adjoint celle de vétérinaire, "la durée d'études qui ne dépasse généralement pas six ans, laisse aux étudiants une visibilité suffisante" et "permet que la planification sanitaire soit régulée par les niveaux de remboursement des frais médicaux".

En clair, contrairement aux médecins spécialistes et généralistes engagés dans de longues études, coûteuses pour l'Etat, rien ne justifie de réduire a priori le nombre des étudiants pour les autres professions de santé, surtout que ces quotas sont de fait contournés par l'arrivée de diplômés d'autres pays, dont de nombreux Français ayant étudié en Belgique, Espagne ou Roumanie, dont les formations sont reconnues.

L'IGF souligne ainsi que 29% des nouveaux chirurgiens-dentistes s'inscrivant à l'ordre professionnel en France en 2012 avaient étudié à l'étranger, une proportion montant à 58% pour les vétérinaires et 56% pour les masseurs-kinésithérapeutes (ce dernier chiffre remontant à 2011).

Ce rapport, qui n'est pas le premier en France à recommander d'ouvrir davantage l'accès à certaines professions ainsi qu'à libérer les tarifs, porte sur 37 métiers au total.

 C'est notamment sur la base de ce texte que le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg veut présenter à la rentrée une loi destinée à déréglementer certains secteurs, pour accroître la concurrence, faire baisser les prix et donc améliorer le pouvoir d'achat.

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