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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Bruno Le Maire remplace Jean-Pierre Jouyet aux Affaires européennes

Publié le 12 Décembre 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription in Action présidentielle et gouvernementale

Le villepiniste Bruno Le Maire, un germaniste distingué, est devenu vendredi secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, avec pour mission de réchauffer les relations franco-allemandes.

Fait exceptionnel, le président Nicolas Sarkozy a annoncé lui-même aux journalistes, et depuis Bruxelles, la nomination de cet énarque de 39 ans qui était député UMP de l'Eure depuis 2007.

Dans la foulée, l'Elysée publiait un communiqué classique de nomination, "sur la proposition du Premier ministre".

L'UMP a salué, dans un communiqué, l'entrée au gouvernement d'un parlementaire "qui a déjà l'expérience de la conduite des affaires publiques et la richesse d'une formation pluriculturelle".

Bruno Le Maire est le second ministre nommé en une semaine, après Patrick Devedjian, chargé le 5 décembre de mettre en oeuvre le plan de relance.

D'autres mouvements ministériels, dont on ignore l'ampleur, sont attendus autour du 24 janvier, date à laquelle le ministre des Affaires sociales, Xavier Bertrand, doit devenir secrétaire général de l'UMP à plein temps.

L'entrée au gouvernement de M. Le Maire était un secret de polichinelle depuis mercredi, quand son prédécesseur Jean-Pierre Jouyet, qui doit prendre la tête de l'Autorité des marchés financiers le 15 décembre, l'avait évoquée devant l'Assemblée nationale.

"Je ne sais pas quelles seront vos responsabilités à l'avenir, lui avait lancé M. Jouyet. Mais je sais que là où vous serez, la connaissance que vous avez de l'Allemagne et de sa langue seront déterminantes".

Une façon de dire que le choix de Bruno Le Maire répond au besoin de réparer le lien traditionnel franco-allemand, mis à rude épreuve par la crise.

Le président Sarkozy, d'accord avec d'autres dirigeants européens, juge trop timide le plan de relance de la première économie européenne.

La chancelière Angela Merkel répète qu'elle veut d'abord évaluer l'effet des mesures adoptées avant de lancer d'autres chantiers, même si à Bruxelles, elle a donné à ses pairs des signes d'ouverture.

L'extension à la restauration des taux réduits de TVA, une demande récurrente de la France, est un autre sujet de friction avec l'Allemagne. Il était de nouveau à l'ordre du jour jeudi et vendredi à Bruxelles.

Outre sa maîtrise de l'allemand, le nouveau secrétaire d'Etat pourra compter sur son expérience de diplomate, acquise dès sa sortie de l'ENA au ministère des Affaires étrangères.

C'est au Quai d'Orsay aussi que cet élément brillant passé par Normale Sup prend, dès 2002, le virage de l'action politique, quand Dominique de Villepin, nommé ministre des Affaires étrangères, le prend dans son cabinet.

Bruno Le Maire participe ainsi à la rédaction du discours contre la guerre en Irak, prononcé par son mentor le 14 février 2003 à l'ONU.

Il suivra M. de Villepin au ministère de l'Intérieur en mars 2004, puis à Matignon en mai 2005, où il devient le conseiller politique du Premier ministre, puis son directeur de cabinet jusqu'en 2007.